LAOS – Chapitre 3 – Vang Vieng (Partie 1)

[ Décembre 2019 ]

De Luang Prabang à Vang Vieng…

Un minibus nous récupère à l’hôtel pour nous amener à un autre minibus. Nous sommes 6. Nous arrivons à un autre minibus déjà rempli. Deux personnes en sortent, puis deux autres, etc, comme s’il était rempli plus qu’il ne pouvait en contenir. Au total, 8 personnes en sortent. Un bus rempli de jeunes (on a un peu peur que le trajet soit bruyant et surtout de ne trouver que ça à Vang Vieng). Au final, pour un minibus de 14 places, bon, nous sommes 14. Ça va passer. Sauf qu’on a tous de gros sacs à dos à caser en plus… On est donc tous entassés dans le minibus. Et à 15h on prend la route.
On est assis à l’arrière et ça bouge dans tout les sens, ou plutôt ça saute. La route est une catastrophe et rebondi régulièrement.
Nous nous arrêtons à mi parcours pour une pause pipi. Quand on revient, les chauffeurs sont en train de sortir nos sacs et les placent dans un autre minivan. Bon, apparemment on change de van… Sans aucune explication. C’est comme ça au Laos, faut s’y habituer. On suppose que les chauffeurs ne font que la moitié du trajet (aller et retour) pour pouvoir rentrer chez eux.
La deuxième partie de route devient… intéressante : plus de goudron, la route ressemble à un chantier. Il y a de gros rochers en plein milieu de la route. Ça bouge et ça remue.

Nous arrivons à destination vers 19h. Le minibus nous dépose dans la rue principale. Nous enfilons nos sacs à dos et c’est parti pour 1km de marche jusqu’à l’hôtel.
Sous les recommandations de Nathalie, nous avons réservé au Serene, un hôtel 4 étoiles tout neuf avec grandes chambres, piscine…
Nous sommes bien accueillis et l’homme de la réception nous brief sur les choses à faire dans la ville et aux alentours. Nous prenons les infos et y réfléchirons tranquillement.
On monte dans notre chambre : Superbe chambre, joliment décorée, grande, superbe salle de bain, des peignoirs pour aller à la piscine, et une immense baie vitrée avec vue sur les montagnes. Les lits sont ultra confortables, comme niché dans un nuage douillet. On devrait être bien ici !

Kayak, Zipline, Beer & Song

Au réveil, en ouvrant les rideaux, nous avons droit à un super panorama avec vue sur les montagnes.

Pour le petit dej, nous avons droit à un buffet avec un grand nombre de choix : bacon, oeuf, saucisse, poulet, riz frit, frites, gaufres, fruits frais, soupe, toast, café, thé, jus de fruit… De quoi bien se nourrir et tenir toute la journée ! Nous nous faisons donc bien plaisir.

Après ça, nous profitons d’un des luxes de l’hôtel. On enfile nos maillots de bain, nos peignoirs, on descend les étages dans l’ascenseur et on arrive au rez-de-chaussée à la piscine, rien que pour nous.
L’eau est plutôt fraiche mais nous profitons de ce luxe pour une petite baignade et un moment de farniente au soleil sur les transats. On nous apporte même des serviettes au bord de la piscine. Tout ça pour 25 euros la nuit, le rêve !

Cet aprem, nous avons réservé une excursion Kayak + Zipline.
Le pick up doit nous récupérer vers 12h50. Mais au Laos, il faut apprendre à être patient, et ne pas s’inquiéter du retard. Un pick up arrive, ce n’est pas la compagnie auprès de laquelle nous avions réservé mais c’est bien pour nous. Bon d’accord, on embarque avec deux autres personnes, qui sont aussi là pour du kayak alors on suit le mouvement. Comme d’hab ici, on a aucune explication et on comprend pas tout, alors on suit le mouvement.

Le pick-up s’arrête pour récupérer un kayak et du matériel. Puis, une seconde fois pour un autre kayak. Puis, pour déposer les filles à l’école. Puis, enfin, nous sommes lachés en bord de rivière. Nous partons à 4 sur 2 kayaks, plus le guide.
On redémarre un mode de vie actif en douceur. C’est parti pour une petite balade sur la Nam Song River.
Cette rivière est surtout réputée pour le tubing, cette fameuse activité qui fait la réputation de Vang Vieng. Le principe est de se poser les fesses dans l’eau sur une grosse chambre à air et de se laisser porter par le courant. Tout au long de la rivière, des rabatteurs sont postés au bord de l’eau pour rameuter les « tubbers » dans leur bar où ces derniers viennent picoler jusqu’à plus soif.
Oui, sauf que du courant, il n’y en a quasiment pas. Donc, le peu de tubing que nous croisons n’avancent quasiment pas. Et après le nombre d’incidents des dernières années à cause des excès, la loi n’autorise que deux bars ouverts par jour. Donc, on entend de la musique, mais les lieux sont déserts. Comme une ville déchue au passé sordide, ou comme une rivière fantôme

La balade en kayak est super agréable. L’eau est belle et limpide. Nous avons même droit à des mini rapides. Les paysages alentours sont vraiment magnifiques, entourés de montagnes karstiques. Au rythme des coups de pagaie, portés par le courant, la balade est paisible.

Nous passons devant des bars dont la musique retenti mais personne dedans.
Nous nous attendions à croiser des hordes de « tubber » complètement souls. Mais nous croisons juste quelques bouées à la dérive qui peinent à avancer.
Dans la rivière, aux abords des bars, les jeunes fêtards ont laissé place aux enfants qui jouent dans l’eau. Nous croisons également quelques locaux, des pêcheurs…

Nous passons devant le premier bar avec rabatteur : un homme envoie une bouteille accrochée à une corde au tuber de passage afin de les ramener au bord ; quelques hommes se jettent à l’eau à l’aide d’une corde. Mais on est loin de l’ambiance folle dont nous avions entendu parler.

Nous faisons une halte en milieu de parcours pour la zipline.
En bord de rivière et dans la forêt, un parcours a été aménagé avec une dizaine de tyroliennes. C’est assez rapide, en 30 minutes nous avons fait le tour. Mais le parcours est plutôt agréable et amusant. Nous traversons la forêt en volant dans les airs. Les dernières tyroliennes se font attaché dans la dos pour plus de sensations.

Nous repartons ensuite à bord de nos kayaks pour 3 km supplémentaires qui nous mènerons jusqu’à la ville.
Nous nous arrêtons au bord d’un chemin plutôt miteux. Nous remontons un chemin qui nous mène directement à la Main Street, devant l’office du tour opérateur. Pas de pick-up pour le retour. Nous devons rentrer à l’hôtel à pied. Au Laos, il ne faut plus s’étonner de rien. Heureusement, nous ne sommes pas très loin. Nous traversons donc la ville en maillot de bain et chaussures d’eau.

Nous nous rendons ensuite au Gary’s Irish Bar, un pub irlandais, idéal pour une bière de récup. Nous testons la BeerLao IPA, édition spéciale. Puis, on se laisse tenter par un burger.

Buggy, Blue Lagoon & Cave

Aujourd’hui pas de scooter, on a loué un véhicule plus approprié pour la dirty road : un Buggy. Nous allons visiter les environs de Vang Vieng.
Le loueur nous montre comment conduire la bête. Rien de bien compliqué : boite auto, accélérateur, frein.
Prêts à partir ! Enfin presque ! La ceinture côté conducteur est bloquée… Le gars nous dit de rouler un peu avec et qu’elle va se débloquer ! Mouais… Sauf que nous, on part pas sans ceintures de sécurité ! On insiste donc et il nous amène au magasin pour échanger le buggy. Celui-ci a l’air bien et les pneus sont en meilleurs états. Deux ceintures fonctionnelles. Enfin, quand même, il n’y a qu’une attache. Donc, il faut les attacher l’une avec l’autre ! C’est mieux que rien !

Le bolide fait un bruit monstrueux ! On passe le pont qui nous permet d’accéder de l’autre côté de la rive. Droit de passage de 15 000 kips. Le pont est fait de planches en bois avec des trous par endroit. On se demande bien s’il ne va pas s’écrouler sur notre passage.

On démarre par quelques kilomètres de route goudronnée, derrière des camions bloqués par d’autres buggys qui avancent pas. Puis, on tourne sur une piste que nous longeront tout du long. Le buggy est l’attraction phare des tours pour chinois. On croise un groupe d’une dizaine qui se suivent avec des modèles réduits. On les double les uns après les autres et on se croit alors dans une partie de Mario Kart. La fumée laissée derrière les buggys rend la visibilité parfois limite.

La route est pleine de graviers, sables, rochers, ponctuée de trous, de bosses… Le buggy passe partout sans problèmes. Les amortisseurs font parfaitement le job, même pas besoin d’éviter les obstacles. La piste traverse quelques villages et on se sent un peu gêné du boucan que peut produire le buggy sur son passage.

Première arrêt au Blue Lagoon 2.
A notre arrivée, seulement quelques véhicules garés. L’endroit est super bien aménagé et le lagon est magnifique. Nous sommes tout seuls sur les lieux.
Deux piscines naturelles sont aménagées avec des ponts et passerelles et tout autour des aménagements qui prêtent à la détente : transats, petites huttes sur pilotis…
Le soleil est encore caché derrière la montagne et à cette heure il ne fait pas très chaud. Mais le bassin est trop beau et nous sommes tout seuls alors on ne résiste pas à une petite baignade. En plus, l’eau est chaude.

Une pure merveille de se baigner dans ce lagon au milieu d’un cadre si beau et seul au monde. On ne résiste pas non plus à quelques sauts depuis le plongeoir aménagé !

Après une bonne baignade, il est temps de continuer notre chemin.

Nous reprenons notre buggy pour rejoindre le Blue Lagoon 3. Encore une route sinueuse avec bosses, roches et compagnie. Par moment, des cailloux cognent contre les barres du véhicule et on espère bien que ceux-ci ne peuvent pas nous atteindre au risque de nous transpercer la jambe. On roule à 20 ou 30 à l’heure et on a l’impression d’aller à fond la caisse ! Nous passons un pont et apercevons un chemin qui descend vers la rivière. Et Francois qui s’écrit : « on peut passer dans l’eau » ! Ok, on fait demi tour et on tente l’expérience. Petit arrêt au bord de la rivière pour analyser le terrain. Allez, on tente le coup. Plein gaz, les roues tournent sur elle même mais nous passons quand même avec facilité. Allez c’était kiffant, on se la refait ! Sauf que dans ce sens c’est pas la même. D’autant que le premier passage a du creuser la rivière. Nous nous enfonçons et l’eau passe jusqu’à nos chevilles envahissant le buggy. Pied au plancher, les roues tournent de plus belle sur les rochers, un petit coup de frayeur et c’est bon nous sommes de l’autre coté !

Deuxième halte au Blue Lagoon 3.
De première abord, le lagon est moins jolie que le précédent. Un bar restaurant le borde, un terrain de pétanque et un peu plus d’attractions aquatiques.

Nous allons explorer les environs. Nous suivons un chemin qui indique une grotte. Un premier chemin commence à monter, un peu escarpé et dangereux, nous rebroussons chemin. Nous suivons un autre chemin, un panneau indique le plan de la grotte. L’entrée n’est pas très bien indiquée, voir même pas du tout indiquée. On tente notre chance en se faufilant dans les broussailles, au dessus d’un arbre, escaladant quelques roches. Nous apercevons une échelle faite de quelques bouts de bois. Nous grimpons et nous finissons par trouver l’entrée de la grotte. Deux petites échelles descendent jusqu’à une cavité. Le lieu semble presque abandonné. Intrigués, nous descendons prudemment pour voir de plus près. C’est assez impressionnant. C’est tout noir et nous ne voyons même pas l’intérieur depuis l’entrée qui est toute petite. Nous éclairons à l’aide des lampes de nos téléphones portables. D’autres échelles permettent de descendre dans la grotte. C’est assez étriqué. Nous hésitons à entrer. Sarah s’avance un peu. Puis fait demi tour, un peu trop angoissée par le fait de s’enfoncer dans une cavité si étroite. François tente sa chance. Il y a un passage. Bon ok, on s’enfonce donc avec prudence dans les entrailles de la terre.

De petites échelles de fortune descendent par un trou étroit jusqu’à l’intérieur de la grotte. Un fil d’Ariane guide le chemin à suivre. Nous avançons doucement et on se sent comme des explorateurs des profondeurs. Le chemin n’est pas évident. Nous avançons à tâtons. Régulièrement, des échelles sont installées et permettent d’avancer. Nous les suivons, montant et descendant dans des cavités plus ou moins accessibles. C’est vraiment impressionnant. A chaque niveau, nous hésitons à rebrousser chemin. Mais toujours attirés par la découverte, nous prolongeons le chemin. Eclairant à l’aide des lampes torches : « Ah, il y a un chemin…Attends, je veux juste voir… » et au final, on continue à avancer.

Nous arrivons à ce qui semble être le bout de ce qui est accessible pour nous, simples explorateurs amateurs armés de nos seuls téléphones. On se dit alors que si nos lumières nous lâchent, aucun moyen de rebrousser chemin. Nous faisons demi tour et retournons vers la lumière après quasiment 1h passé dans la grotte. Nous ressortons tout chamboulés et avec beaucoup d’émotions.

Retour vers la civilisation au Blue Lagoon. Le temps passe et nous ne pouvons pas trop trainer pour rendre le buggy. Malgré quelques hésitations, on ne résiste pas bien longtemps à une dernière baignade dans le lagon, attirés par les attractions. On se jette à l’eau et on enchaine les tours de tyrolienne et autres trapèzes nous projetant dans l’eau.

Nous pourrions rester là encore longtemps, se jettant sans cesse dans l’eau, se prelassant dans une chambre à air ou encore jouant à la pétanque. Mais non, il nous faut rendre le buggy. Alors, on prend la route du retour.

Ce soir, Pizza Lukka, une pizzeria tenue par une française (encore une!). Une bonne pizza, une BeerLao, une panna cotta et on rentre se coucher bien fatigués de notre journée. A 21h, on sombre dans un profond sommeil dans notre nuage douillet !

A SUIVRE – Vang Vieng (Partie 2)…

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