[ Décembre 2019 ]
Voyage au centre de la terre 2.0 & Come back to Thalang
Ce matin, objectif Tham Nam Non Cave.
La grotte se trouve à une dizaine de kilomètres de Konglor sur la route retour. Celle-ci est peu connu et peu visitée. Difficile d’ailleurs de trouver des infos à son sujet. Un commentaire sur google maps nous donne toutes les indications pour y accéder avec des photos. Nous traversons la route de Konglor recouverte de manière complètement incompréhensible mi goudron mi piste.

Après un pont, nous trouvons un panneau bleu indiquant « Welcome to Nan Non Cave – 1km ». Nous tournons alors sur une piste traversant un petit village. Les vaches nous ouvre la route.
La piste nous rapproche progressivement vers les falaises. Au bout du chemin, quand nous ne pouvons plus progresser avec le scooter, nous garons Clickette.
Nous continuons à pied un chemin qui longe les falaises. Déjà de l’extérieur, la roche est impressionnante. Des bouts de roches aux formes étranges semblent tombés de la montagne, des crevasses un peu partout. Puis, nous arrivons en quelques minutes à la rivière asséchée. Effectivement, on ne peut pas la manquer.

Et là, on y est ! L’entrée de la grotte forme un immense V couché. A l’entrée, quelques locaux sont présents. Nous croisons des femmes équipées d’une lampe frontale et d’un filet rond. Elles semblent y travailler pour chercher quelques choses mais nous ne savons pas quoi. Visiblement, cette grotte est très peu fréquentée par les touristes.

L’immensité de la cavité éclaire la grotte sur plusieurs centaines de mètres. Nous progressons sur le lit de la rivière asséchée, alternance de roches rondes et de sable. Nous nous sentons tout petit dans cette grotte immense.

A quelques pas de l’entrée, des locaux sont en train de pêcher dans le peu d’eau qu’il reste. Nous pensions au départ qu’ils cherchaient de l’or mais leurs filets semblent plus utilisés pour la pêche. Un chien nous aboie dessus. Nous observons un peu mais ne traînons pas trop.
Nous progressons doucement et avec prudence dans la grotte. La marche est très facile. Après un virage, la pénombre s’installe laissant peu à peu la grotte dans le noir total. Cette fois, nous avons prévu le coup en partant avec deux lampes frontales, nos deux téléphones et une batterie externe en cas de panne. Le haut de la cavité est tellement grand qu’il nous est difficile de l’éclairer avec nos petites lampes. Par endroit, nous longeons d’énormes rochers tombés du plafond.

Nous croisons un groupe de locaux qui marche dans la même direction que nous à bonne allure. Ils nous font signe d’avancer. Aucune idée de où ils peuvent bien se rendre et de quelle distance peut bien faire cette grotte.
Au bout d’environ 1km, nous décidons de rebrousser chemin. On s’imagine alors : « et si toutes nos lampes nous lâchaient, pourrait-on ressortir de là !? »
Nous retrouvons la lumière du jour assez rapidement. Celle-ci éclaire une roche jusqu’à près de 500 mètres de l’entrée. C’est quand même rassurant de retrouver la lumière.

L’expérience d’explorer cette immense grotte, seuls avec nous-même, munis de nos simples lampes, et croisant juste quelques locaux venus travailler ici, reste vraiment mémorable et incroyable. Nous ressortons bien content d’avoir tenter l’expérience et nous sentons à nouveau comme de vrais explorateurs.

Nous retrouvons clickette puis reprenons le chemin du retour.
Nous ne bouclerons pas la boucle de cette boucle. La dernière route est connu pour être sans intérêt, moche et surtout super dangereuse (remplis de camions). Nous décidons donc, comme la plupart des « loopers », de revenir sur nos pas en repassant par Thalang. Une chance car nous sommes ravies de réitérer le Ba B K de Phosy.

Une petite halte au Sanhak pour un bon Pad Thai revitalisant à 1,50 euros.
Nous croisons à nouveau les accidents de camions qui sont encore en train d’être évacués.

La route jusqu’à Thalang est vraiment belle et c’est agréable de la reprendre en sens inverse. Connaissant la route et après avoir passé les nids d’autruche sur la première partie, nous prenons plaisir à accélérer quelque peu le rythme. Nous enchainons quelques routes de montagnes avec de beaux virages et des paysages toujours aussi magnifiques. La conduite du scooter sur ces routes est vraiment grisante.

Nous arrivons sur la route des arbres morts, pile pour la Golden Hour. Le paysage est juste encore plus sublime, les arbres se reflétant parfaitement dans l’eau.

Nous arrivons au Phosy Thalang vers 16h30, encore quasiment les premiers arrivés. Nous optons cette fois-ci pour le bungalow numéro 12 à 8 euros de l’autre côté de la rive. Il fera largement l’affaire pour cette nuit. Nous rencontrons tout de suite nos voisins de chambrée qui seront nos compagnons pour la soirée.

Une petite pétanque avec une bière pour bien démarrer la soirée et accompagner le coucher de soleil (qui au passage était juste magnifique).
Nous passons un bon moment à discuter autour du feu de camp. Puis, vient le moment que nous attendions tant : le Ba B K ! Il nous aura fait patienter une bonne heure entre la commande et le service mais ça vaut tellement le coup ! Un pur régale encore une fois !
Nous passons ainsi une excellente soirée en compagnie de nos deux compatriotes. Puis, un dodo bien mérité après cette belle journée…

Finir notre première loop un vendredi 13 – Check !
Un petit dej cappuccino / pancake + fruits sur le pont au soleil, nous pourrions bien rester là toutes la matinée. Mais non, il faut bien finir cette loop.
Départ vers 10h30 pour la route finale jusqu’à Thakhek.
Encore une fois la route est juste fabuleuse. Nous sommes seuls au monde et croisons seulement quelques scooters et voitures. Les paysages semblent être encore plus beaux dans ce sens. Nous suivons la route en forme de S, enchainant les virages qui traversent la presqu’île avec vue sur les bassins d’arbres morts et les îlots flottant au milieu de l’eau. Un vrai plaisir de parcourir cette route !
Nous faisons ce matin une première halte aux Tad Song Sou Waterfall. On nous l’a recommandé comme un cadre parfait pour chiler.
Une piste sur 3 km longe un grand lac au bleu étincelant. Nous garons le scooter pour rejoindre le bord de la rivière. Un chemin, des planches en bois, un pont, le traditionnel terrain de pétanque au côté des cabanes sur pilotis et du bar, la traversée de quelques rochers et nous arrivons au bord d’un magnifique bassin naturel.
Ce n’était pas prévu, mais là on ne peut pas s’en empêcher… on enfile les maillots et pouf, tu te baignes ! L’eau est … revigorante comme on dit ! Mais finalement, on y passera pas mal de temps à nager et se prélasser dans l’eau.

Une petite grimpette nous mène au bassin supérieur avec une jolie vue. Nous trouvons un spot sympa pour sauter de quelques mètres de haut. Le niveau de l’eau est assez bas alors nous y allons avec prudence. Francois vérifie le fond : bras tendu + perche Gopro – niveau max. La Go pro atteint l’eau. C’est bon, ça saute !
Nous passerons près de 1h30 dans le coin. Presque 13h, il est temps pour nous de reprendre la route.
Alors que nous nous étions habitués aux routes quasi désertes, après la bifurcation, nous retrouvons les camions sur la route du Vietnam. Tout de suite, c’est moins agréable. Les camions doublent n’importe comment, de vrai danger. Un gros bouchon se crée derrière un camion qui n’avance pas. Impossible de doubler. On se traîne derrière. Les camions nous doublent alors comme si on était pas là. Suivant l’un des camions, on entend un gros « BOUM » ! Sûrement un pneu qui a éclaté. Mais le camion continue d’avancer, comme si de rien n’était.
Nous faisons une halte au Green Climber pour manger un morceau. C’est un repair de grimpeur. L’ambiance y est cool. On y retrouve un peu l’ambiance de la grimpe qui nous rappelle alors qu’il faudrait vraiment qu’on s’y remette.
On est d’attaque pour la dernière halte de la loop. Une dernière grotte tant attendu tellement on nous en a parlé depuis le début de la boucle : la Xieng Liap Cave.
Nous suivons une petite piste en terre jusqu’à la falaise. Puis, on gare Clickette quand le chemin ne devient plus praticable.
Après quelques chemins infructueux, nous finissons par retrouver la bonne piste. On avait eu quelques indications sur à quoi ressembler l’entrée de la grotte. Et quand on arrive alors devant, visiblement ça va nous plaire.


L’entrée se fait par une descente sur un gros tas de rochers. Déjà, nous devons descendre à quatre appuis. On nous l’a vendu comme une grotte avec de l’escalade. Eh bien, on va être servi !
L’eau infiltre la grotte obligeant à sauter de roches en roches et à escalader les bords pour ne pas mettre les pieds dans l’eau. Un passage étroit comme un couloir mène de l’autre côté de la grotte. La lumière entre de tous les côtés, l’eau ruisselle d’un bout à l’autre, des tas de roches tombées du ciel s’accumulent, formant ainsi un parfait terrain de jeu pour nous et nos âmes d’enfant grimpeur. La grotte est juste époustouflante.

Nous passons ainsi de rochers en rochers. Les prises sont bonnes et faciles ce qui nous permet de nous faire bien plaisir à escalader toutes les zones possibles. Par moment, nous devons faire appel à nos restes techniques de grimpe. Ca revient vite et ça donne envie de grimper de nouveau à flan de falaise.
Nous passons bien une heure à explorer les moindres recoins de la grotte et tout ses sommets. Nous sommes comme de grands enfants dans un terrain de jeu naturel et grandiose. Nous sommes alors bien content d’avoir garder cette grotte pour la fin qui finit cette boucle en apothéose !

Nous sortons par un autre passage, puis, retrouvons le chemin et notre clickette qui nous attend sagement.
Déjà 16h30, il est grand temps de se rentrer.

A SUIVRE – Comment rejoindre les 4000 îles ? …












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