SULAWESI – Chapitre 7 – Bunaken

[ Janvier-Février 2020 ]

Dernière étape en Sulawesi : Pulau Bunaken

Nous reprenons la route avec notre chauffeur Steven qui nous mène à Manado. Après 2h de route, nous sommes accueilli à la voiture par le capitaine du ferry, Lucas, qui nous mènera à Bunaken. Après quelques heures d’attente pour que la marée remonte, le bateau public nous amène sur l’île en 1h de traversée. Assis sur le toit du bateau, nous regardons le dessin de l’île se formait peu à peu. 

Nous sommes attendus sur le ponton par Mai, une habitante de l’île qui nous accueille et nous mène jusqu’à notre hôtel, le Blueshark Divers Homestay, où nous passerons les 4 prochains jours. 
L’hôtel est en plein coeur du village, et géré par une super famille locale dont Dion le papa et chef instructeur dive. Nous sommes à quelques mètres de la plage d’où part le bateau de plongée. L’église, rose et blanche, tel le château de la Belle au bois dormant, ressort majestueusement à travers les toits en tôle des maisons du village. Heureusement pour nous, et contrairement aux mosquées (auxquels on s’était habitué) celle-ci ne sonne q’une fois par semaine, le dimanche pour la messe. A l’hôtel, nous rencontrons Pierre et Clovis deux jeunes français, qui voyagent en voilier autour de l’Indonésie. 

A Bunaken, on y vient pour plonger !

On reprend alors le rythme des îles : un petit déjeuner, une plongée, un dej, une sieste, du repos, un goûter, de la détente, un diner, un film et au lit… La belle vie !
Durant ces 4 jours, nous avons bien profité de l’endroit et de ses superbes spots de plongée. Une plongée l’après midi le premier jour pour nous laisser le temps de la grâce mat. Puis, deux plongées le matin les jours suivant, et une dernière plongée le matin sous la pluie pour bien finir notre séjour. 

Nous plongeons en compagnie de Alan, notre dive master. Et ici, la plongée c’est quelques choses. Les sites ne manquent pas. Dion nous fait une sélection aux petits oignons pour notre court séjour : Alung Banua, Siladen, Bunaken Timur 1, Likuan 2 (la plus apprécié des locaux), Muka Kampung, Likuan 1
A chaque plongée, nous passons quasiment 1h dans les profondeurs pour en prendre plein les yeux. A quelques mètres de la côte, le récif forme d’immenses tombants s’enfonçant sur des profondeurs abyssales. Les coraux sont juste magnifiques et impressionnants de couleurs et de formes en tout genre. Nous nous prenons au jeu de fouiller dans les coraux et les petites cavités à la recherche des plus beaux spécimens : poissons pierres, rascasses, limaces des mers, poissons-boules, poissons coffres, crevettes microscopiques, crabes, poissons clowns rouge ou noir, racaille, poissons-lézard… et tant d’autres. Quand on se retourne dos aux coraux, c’est alors qu’on s’aperçoit qu’on nage au milieu d’un véritable aquarium. Des bancs de poissons nagent littéralement autour de nous comme si notre présence était naturelle. 

Et bien sûr, à Bunaken, on ne peut pas louper … les tortues !
A chaque plongée, c’est entre 1 à 10 tortues que nous croisons à distance de bras. Parfois, nous approchons des tortues assoupies posées dans un coin de corail, et c’est alors que nous pouvons les approcher au plus près, au point de presque pouvoir leur faire un bisou. L’une d’elle accompagnée de deux rémoras (plus connu pour accompagner les requins et baleines) faisant la sieste sur son dos.  
Un spectacle incroyable dont nous ne nous lasserons jamais !

Après tout ça, un bon repas nous est servi par la maman pour se revigorer. Toujours accompagné du pain local (le riz blanc), du poisson en sauce, des légumes, du poulet, des frites, des pâtes, et des fruits.

Une petite sieste pour digérer (nos plongées et notre repas)…

Ensuite, c’est l’heure du Tea Time. Un petit temps de repos. Et c’est l’heure de diner. Une journée bien rempli !

En bonus, un grand merci à Bobby pour ses magnifiques photos !

Dimanche, c’est le premier dimanche de février. Alors à Bunaken, on fête le nouvel an !
Tout le village se rassemble sur la place principale aménagée pour l’occasion. Le chef des Minahasa de Manado se rend sur place. Il est accompagné de trois personnalités importantes comme s’il était entouré de ses trois femmes (nous n’en savons pas plus). A la suite de nombreux discours, s’enchainent des combats fictifs et des danses traditionnelles en costumes

Les danseuses semblent être en trans, et ces danses nous font penser aux danses de la pluie que l’on connait des cultures indiennes. Et il faut dire que c’est plutôt efficaces. Nous aurons eu trois jours de pluies intenses alternant petites pluies et grosses averses durant notre séjour sur l’île. Les chefs invitent les habitants à participer aux combats et aux danses. Nous voyant observer la cérémonie avec intérêts, le chef, à la recherche de nouveaux volontaires s’adressent à nous, et nous ne pourrons y échapper. Au départ, Sarah se moque bien de François qui fut le premier à être embrigadé. Mais le chef n’aurait pas laisser une jalousie s’installer. Ne nous voyant pas dans l’affront de refuser, nous nous prêtons au jeu et ornés de nos foulards rouges sur la tête, nous entrons en scène, accompagnés par deux autres danseuses locales. Cette danse permet de porter chance au village pour l’année à venir. Après nous être imprégnés des prestations précédentes, nous gesticulons du mieux que nous pouvons au rythme des tambours, dans un face à face avec nos partenaires de show, acclamés par les spectateurs non content de voir des étrangers partager leurs coutumes. 

Un homme, candidat à la mairie de Manado, participe à la cérémonie. Après un long discours politiques (dont nous comprenons le sens malgré l’incompréhension de la langue), il balance d’un revers de la main une donation de 5 millions de roupies en billets de 100 000 comme un cadeau au peuple. Il se prête ensuite au jeu de la danse traditionnelle avant son départ. A sa sortie, Francois à l’honneur de recevoir un poignée de main virile et amicale à la fois. 

Last day in Manado

Ce matin, c’est l’heure du départ. Comme un sensation de fin de vacances… Un homme vient nous chercher pour nous mener au bateau qui nous ramène à Manado. 
Nous nous installons à l’hôtel dans une chambre un peu glauque sans fenêtre qui suffira amplement pour la petite nuit qui nous attend. Un petit tour dans les magasins de la ville à travers les flots d’averses qui s’abattent toujours sur la ville. Une limonade verte fluo qui fait penser à un filtre d’amour et nous donne un excès de sucre. Un temps de repos à l’hôtel. Un dernier Mie Goreng. Et au lit avant le départ demain matin. 

A SUIVRE – Nouvelle Zélande…

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