[ Septembre 2019 ]
Je vois … quelque chose de vert … Un arbre !
Je vois… quelque chose de grand … Un arbre !
Je vois … quelque chose de nombreux… un arbre !

Le transsiberien c’est comme un dimanche à la maison… qui durerait 87 h…
Tu dors ; tu manges ; tu bois du thé ; tu regardes le paysage ; tu joue aux cartes ; tu manges ; tu regardes un film ; tu vas faire quelques pas ; tu lis un livre ; tu bois un thé ; …

La journée le train avance lentement, nous nous habituons vite à son rythme et au doux bercement des rails. Nous avons l’impression de vivre dans un immeuble mobile où chaque compartiment représenterait un appartement. De temps en temps, tu sors dans le couloir pour y croiser tes voisins, tous en pyjama et en chausson.
Le train fait souvent des pauses, plus ou moins longue durant lesquelles nous pouvons sortir prendre l’air et nous dégourdir les jambes. Parfois entre 2 lignes de rails, des vendeuses ambulantes nous proposent des fruits et légumes. Parfois dans des gares un peu plus grande, où nous trouvons des stands qui vendent tout type de ravitaillement : thé, gâteau, noodle, boissons
…

Sur certains arrêts, des ouvriers vérifient le bon fonctionnement du train en tapant avec une sorte de marteau sur les tuyaux et écrous.
Chaque jour, l’agent du train fait le ménage dans le couloir et les compartiments. Une femme passe avec un plateau de spécialités à vendre aux passagers.
Dehors le paysage défile… nous voyons peu à peu la campagne apparaître avec par moment de petit village avec des maisons qui tiennent à peine debout. Puis des arbres… beaucoup d’arbres.

La nuit le train s’accélère. Il semble passer sur les rails des montagnes russes et devenir fou par moment. Balancement, sursaut, descente, bosse… Nous nous demandons à plusieurs reprises s’il ne va pas dérailler !
Le temps semble passer différemment à bord. Nous vivons en fonction du jour et de la nuit.
A chaque réveil, nous prenons 1h de plus, traversant 5 fuseaux horaires au total durant notre trajet.
Nous voyons défiler nos compagnons de chambre. D’abord, à notre arrivée une petite dame russe. Elle ne parle pas anglais. Elle nous parle en russe et tente de se faire comprendre par les gestes. C’est une habituée du train et elle nous montre toutes les fonctionnalités du compartiment et même quelques astuces pour faire son lit ou encore améliorer le confort de vie à bord. Elle est très bienveillante avec nous et nous aide régulièrement à nous mettre à l’aise. Elle nous montre quelques photos de sa famille et de son séjour à Moscou où elle est venu rendre visite à ses petits-enfants. Nous découvrons que nous avons quelques photos en commun et que nous avons dû nous croiser sans le savoir. Elle reste 2 nuits à bord et part au petit matin du 2e jour.
Une autre dame prend sa place. Beaucoup plus discrète. Elle ne nous parle pas et ne fait pas attention à nous. Elle restera juste quelques heures avant de redescendre.
Le soir, un jeune russe s’installe à son tour. Il parle anglais, nous pourrons donc communiquer plus facilement, pour la première fois du trajet. Serge, fera le trajet avec nous jusqu’à Irkutsk. Il vit là-bas au sud du lac Baïkal.
Nous sympathisons rapidement avec lui et il nous ouvre certaines portes de communication avec les autres russes.

Les autres passagers du wagons parlent tous russe et ne semblent pas vraiment vouloir communiquer avec nous. Ils se demandent sûrement qu’est-ce qu’on fait là. La plupart ne comprenant pas pourquoi des étrangers font ce voyage. Certains sont plus abordables et communiquent par le sourire, les gestes ou les expressions.
Le deuxième soir, nous entendons parler français. Nous avons le plaisir de rencontrer un couple de belges en début de tour du monde également. Ils font plusieurs altes sur le trajet du transsibérien. Nous les recroiseront probablement plus tard sur notre parcours.
Dernier matin, nous nous réveillons après une nuit plus agitée que les autres. Les roulements du trains claquent comme un volet qui cognent contre la fenêtre.
Nous sortons dans le couloir. Le wagon commence à se remplir de fumée… nous commençons à nous inquiéter. A l’extérieur des nuages de fumée noir semblent provenir du wagon précédent. La propanista (?) traverse le wagon, elle dit quelques choses en russe qui fait rire les autres passagers. L’alarme commence à retentir… Elle va l’arrêter à plusieurs reprises puis ouvre toutes les fenêtres pr libérer la fumée. Dans la cabine, une diode rouge clignote au plafond. Les vapeurs de fumée se ressentiront durant plusieurs heures. Nous ne saurons jamais ce qu’il s’est passé…
Il ne reste que quelques heures… l’arrivée se ressent comme une libération…
Les indispensables pour un trajet en transsiberien :
- pyjama ou tenue décontracté
- tong ou pantoufles
- multiprise
- jeux de cartes
- livre
- du ravitaillement
- de l’eau
- des noodles
- des snacks
- du thé… beaucoup de thé !
Avec ça vous pourrait survivre dans le train !

C est super de se fondre ainsi dans la’population. De supers moments …
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Super épisode, merci pour cette découverte, ca fait plaisir d’avoir de vos nouvelles, toujours autant de sourires et de joies dans vos vidéos, continuez a nous apporter ces bons moments !
À très vite pour la suite !
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Bravo. Superbes montage.
A suivre…
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