[ Décembre 2019 ]
Happy Birthday TJ+WT
Alors que pour la plupart des gens, aujourd’hui c’est J-16, pour nous c’est le jour 100 !
Punaise déjà 100 jours !! Mais en même temps, ce n’est que le tiers de notre voyage !
Le pick-up nous récupère à midi pile devant l’hôtel. Pour une fois pas de retard ! Nous récupérons quelques autres passagers. On en dépose une partie à une station de bus. Puis, on continue la route une bonne trentaine de minutes. Nous arrivons au bus à 12h50. Il fallait pas plus tard. Sarah demande si elle a le temps d’aller aux toilettes. Comme d’hab, on lui répond « oui ». Et en revenant au bout de moins de 5 minutes, le bus commence à partir. Alors que François essaye de les faire patienter, Sarah se met à courir et monte dans le bus en marche ! Ouf ! C’était juste !
On est content, on a réservé un bus VIP et on a bien un grand bus et non un minivan ! Le bus est assez pourri mais au moins on est bien assis et on peut s’occuper pour les 5h de trajets qui nous attendent.
A 18h, nous arrivons à Thakhek.
Alors que nous nous attendions à être envahi de tuk-tuk pour nous mener en ville, et à se faire sauter dessus par les chauffeurs comme toujours en Asie, nous nous sentons un peu con avec personne aux alentours. Des pick-up viennent récupérer des locaux. On tente notre chance avec l’un d’eux mais il ne va pas dans la même direction. En fait, les tuktuk se trouvent derrière le bus un peu plus loin.
Ici, la mafia est bien rodée et ils ont anéanti toutes autres moyen de transport. Aucun grab disponible dans tout le pays. Et ils font payer un prix par personne donc impossible de partager avec d’autres. Nous n’avons même pas envie de batailler et acceptons directement les 30 000 kips par personne (ce qui s’avère être le double du prix normal).
Nous arrivons à notre hôtel le Inthirra Thakhek, en plein centre ville.
Un étape clé avant toute boucle en scooter : trouver un scooter !
Du coup, nous allons faire le tour des loueurs de scooter. Le premier, le plus recommandé sur internet : le fameux Wang Wang. Tenu par des chinois, il propose soit des automatiques très vieux et en piteuse état à 130 000 kips par jour, soit des semi-auto pour 60 000. François part faire un tour pour tester le semi-auto. Il revient pas très convaincu. Ce dernier n’a que 3 vitesses sur 4 qui fonctionnent. En plus de ça, elles sautent sans prévenir. Vu le nombre de kilomètres à parcourir, on ne veut pas prendre de risques.
Nous continuons nos recherches en allant voir un autre loueur : Mad Monkey. Tenu par un Allemand, qui visiblement ne loue pas à n’importe qui. Chose rare, il vérifie le permis de conduire et s’assure qu’on soit familié avec la conduite d’un deux-roues, ce qui a tendance à plutôt nous rassurer. Il propose des 125cc automatiques mais pour 150 000 kips par jour. C’est plus chère. Après discussion, nous préférons ne pas lésiner sur le prix et privilégier le confort et la sécurité. Nous partons pour un 125cc de chez Mad Monkey. Nous avons le choix entre une Yamaha Qbix et une Honda Click à laquelle nous avons désormais l’habitude. Nous réservons pour le lendemain et pourront choisir le modèle à ce moment là.
Le loueur nous donne tout un tas de conseil sur la loop et les stops à faire. Nous repartons avec un bon programme.
THAKHEK LOOP BEGINING
On passe au Mad Monkey Rental pour récupérer notre scooter. Notre choix se portera finalement sur la Honda Click, une valeur sûr qu’on commence à bien connaitre. On laisse nos gros sacs chez le loueur et on part avec juste deux petits sacs, une première pour nous.

Aujourd’hui, depart pour notre premiere loop en scooter. Depuis le temps que ça nous tente, on pouvait pas y couper.
Nous partons donc ce matin sur la boucle de Thakhek. Au programme : 450km, grottes, cascades, piscines naturelles, viewpoints, barbecue et pétanque… Un bon programme nous attend donc.
On part vers 9h30 à bord de notre Clickette. Cette fois, on a un modèle premium édition limitée, blanc et rouge Bordeaux avec les roues en or. La classe !
Aujourd’hui, le vent souffle fort et ça se ressent vite sur la conduite du scooter, plus difficile à maîtriser, on va y aller doucement.
En quelques kilomètres seulement, des roches recouvertes de végétation sortent de terre formant des falaises abruptes. Le paysage est splendide.
Des panneaux indiquent les points d’intérêt sur la boucle. Nous en avons sélectionné certains à l’aide des blogs de voyageurs et de la sélection du loueur.
Bien sûr, on rate le premier panneau et on doit faire demi tour. Déjà !
Premier arrêt à la Pha In Cave. L’entrée a été privatisée par une famille qui demande 5 000 kips par personne. Le lieu serait sacré et il est interdit de s’y baigner. On comprend les panneaux, quand on voit l’intérieur, on a envie d’y plonger.



Le vent s’engouffre dans la grotte faisant voler les drapeaux. En haut, des statuettes de Bouddha et des cierges sont disposés un peu partout. Nous apercevons le bassin en contre bas. La grotte a peu d’intérêts de premier abord. Nous passons le petit muret pour descendre au raz de l’eau. Et là, la vue est beaucoup plus intéressante. Le soleil transperce à travers la cavité éclairant le bassin d’eau. Les contours de la grotte et le reflet de l’eau forme une image représentant l’Australie.

Nous repartons sur notre clickette pour continuer le chemin.
Deuxième arrêt à la Thamnang Ene Cave : 30 000 kips l’entrée, 50 000 avec un tour en bateau. Nous prenons la visite de la cave seule.

L’endroit est en cours d’aménagement et est conçu pour accueillir une flopée de touristes. Mais seul quelques scooters sont garés. L’entrée de la grotte est immense et de grands escaliers permettent de l’explorer. Nous croisons un groupe de filles et un couple, puis nous nous retrouvons tout seul dans cette immense grotte. Des lumières colorées éclairent certains recoins de la grotte. C’est jolie mais ça enlève quelque peu l’authenticité de la grotte et ça fait un peu « Disneyland » comme on dit.
Le chemin nous mène jusqu’a une étendue d’eau. Impossible d’aller plus loin sans bateau.
Nous apprendrons plus tard que le passage à pied ne correspond qu’à 5% de la grotte et que le réel intérêt se trouve dans la balade en bateau.
En plein milieu de notre visite, les lumières se coupent nous laissant dans le noir. Nous continuons à l’aide des lampes du téléphone. Mais on aurait aimé voir ce que ca donne avec les éclairages qui finalement donne du charme au lieu. Francois ressort pour se renseigner, les gardiens pensaient qu’il n’y avait plus personne alors ils ont coupé les lumières !


C’est reparti sur la route !
On ressent les poussées du vent et des rafales qui nous forcent à bien maintenir le scooter. Nous croisons quelques camions dont l’appel d’air nous provoque comme la sensation d’entrée dans un mur.
Troisième arrêt, près d’une guesthouse et d’un parc d’attraction abandonné. Encore une chose non entretenu et délabrée. Nous tentons l’ascension pour le viewpoint.

L’ascension se fait par un escalier en ferraille. Celui-ci monte raide, de plus en plus raide. Quand on regarde sous nos pieds, il est clair qu’il serait impossible de monter sans ces marches. Quand on voit comment sont fixés les escaliers, il y a de quoi avoir légèrement peur. Au bout de 5 minutes, un petit portail permet de passer sous des roches et de continuer l’ascension. Les marches grincent, nous grimpons au dessus des roches tranchantes caractéristiques des montagnes kartsiques. Toutes les 50 marches, le décompte est indiqué sur les escaliers: 300 – 350 – … jusqu’à plus de 700 marches. Sur la fin ça se corse, les marches sont encore plus raides.

Puis, nous arrivons au bout de 15 minutes au sommet. Un point de vue y est aménagé. Mais la tole du toit est à moitié cassée, frappée par le vent et produit un bruit très angoissant. La vue d’en haut est jolie mais pas extraordinaire. Au final, l’attrait porte plus sur l’ascension en elle-même que sur son sommet.

La descente est encore plus angoissante que la montée puisqu’on y voit le vide autour et sous nos pieds. Nous descendons sans trop traîner, agrippés aux 2 rambardes.

Après ça, un petit arrêt non loin de là pour une pause repas bien méritée au I’m in café. Pizza surgelée qui fait le job avec un shake mangue. On est parés !

Nous décidons de poursuivre la route directement jusqu’à la guesthouse pour s’assurer d’avoir une place, n’ayant pas réservé.
La route est belle et ayant bifurqué on croise moins de camions.
Sur le chemin, nous traversons des villages et croisons à peu près tout les animaux de la ferme qui marchent en bord de route ou qui traversent : vaches, chèvres, poules, chiens…
On arrive à la première étape, au petit village de Thalang. Ici c’est simple deux guesthouses : le Sabaidee et le Phosy Thalang.
Le Sabaidee est réputé pour ses soirées BBK animées mais apparemment plus fréquenté par des teenagers backpackers.
Nous allons donc d’abord voir au Phosy Thalang. Quand on arrive vers 16h, on est les premiers. La femme nous donne deux clés pour aller voir les chambres. Les bungalows sont plutôt cosy placés face à la rivière. On hésite à aller voir au Sabaidee pour comparer.
Prêts à repartir, on croise un couple de Français qui nous dit qu’au Sabaidee il y a déjà une dizaine de scooters et de la musique. Ok, ça finit de nous convaincre, on préfère rester au Phosy qui semble être plus au calme. On a même le luxe de demander le bungalow qu’on veut.
Peu à peu, les scooters arrivent à la guesthouse. Uniquement des gens calmes venus pour un environnement plus posé. Ca nous convient bien.

On passera la soirée en compagnie d’un couple de Francais Bordelais vivant à Biarritz. Le monde est petit !
Nous testons le sport local qui n’est autre que la pétanque ! On trouve des terrains partout. Si on avait pensé un jour jouer à la pétanque au fin fond du Laos…
Une partie de pétanque avec une Beerlao et tout ça au coin du feu, une bonne soirée qui s’annonce. Nous passons ensuite un moment à discuter avec d’autres voyageurs. Puis, nous commandons un repas BBK chicken avec frites et salade servi sur un plateau au bord du feu de camp ! Juste parfait ! Et en plus de ça, le repas est juste à tomber par terre ! On a déjà prévu notre soirée dans 3 jours au retour de la loop !
La soirée est posée, discussion dans le calme autour d’un bon repas. Définitivement, on a fait le bon choix !


Vers 22h, il se fait tard. Nous allons nous coucher. Sauf qu’à passer des heures assis auprès du feu, c’est dur d’en sortir. Il fait très froid dans le bungalow et on a du mal à se réchauffer. On ne pensait pas avoir froid au Laos !
Thakhek loop – Day 2
Nous avons droit à un petit dej sur le pont, au soleil et en bord de rivière. Pancake + fruits, le petit dej des champions ! Nous sommes sûr de revenir ici sur le retour.

Nous finissons de nous préparer avant de repartir sur les routes.
Départ vers 10h. La route est bonne et cette portion est vraiment très belle.


Nous passons à travers les fameuses étendues d’eau avec les arbres morts. La couleur de l’eau varie du noir au vert ou encore marron gadoue. Cela rend le paysage assez mystique. L’histoire est plutôt noire puisque cette image est due à la construction d’un barrage qui a anéanti plusieurs villages et forêts.

Plus loin, nous reprenons de l’altitude à travers des routes de montagnes. Puis, les montagnes bordent le paysage à 360.
Nous traversons régulièrement des villages. Les locaux sont bien présents partout et ça fait plaisir. La plupart du temps, nous sommes absolument tout seul sur la route. Un vrai plaisir de rouler dans ces conditions !

Premier arrêt du jour : La Dragon Cave, 20 000 kips l’entrée.

L’entrée se fait par un escalier qui descend dans la grotte donnant l’impression d’entrer dans les entrailles du dragon. Le chemin est éclairé mais l’endroit bien préservé. Nous sommes étonnés de trouver au sol du sable fin blanc. La première partie longe un bassin d’eau, puis nous passons par un passage bas qui oblige à marcher le dos courbés pour arriver dans une immense cavité. La salle est un minimum aménagée, juste ce qu’il faut pour pouvoir la parcourir de haut en bas tout en gardant son authenticité.


Nous ressortons par un grand escalier abrupte. Celui-ci nous mène à un chemin qui descend dans la forêt et nous ramène à l’entrée du site.
Nous rembarquons sur notre bolide pour continuer la route.
Sur le chemin, nous croisons un premier camion accidenté sur le bord de la route. Son chargement est couché sur le côté et l’avant du camion est défiguré.
Un peu plus loin, nous croisons un autre accident. Deux camions sont impliqués et celui-ci a eu lieu il y a juste quelques instants. Cela fait un peu peur. Heureusement que nous n’étions pas dans les parages à ce moment là.


Nous rejoignons le Sanhak Restaurant qui nous avait été conseillé par un Belge rencontré hier à la guesthouse. Une petite pause dej avec un bon petit plat de nouilles et un coca, le tout pour 50 000 kips (soit 5 euros pour 2).
Il est déjà presque 16h, trop tard pour un arrêt supplémentaire. Nous décidons donc de rejoindre directement notre logement de ce soir. Direction le Springriver Resort.

Sur le chemin, nous traversons de nombreux villages et l’heure est à la sortie d’école. Nous croisons donc tous les jeunes des villages alentours qui rentrent chez eux à pied ou à vélo. Ici, pas de bus scolaire.
C’est la Golden Hour, ce moment où les montagnes alentours sont éclairées par le soleil couchant et les couleurs sont juste époustouflantes.
Sur la dernière portion de route, nous retrouvons des bouts de routes en gravier. Allez savoir pourquoi, il y a que quelques parties bétonnées entre les parties de chemin. Pas de logique dans tout ça. Nous sommes désormais rodés, et passons les chemins sans encombre.
Nous arrivons au resort vers 17h juste avant la nuit. Pour y accéder, un chemin de cailloux sur plus d’1km à travers un village qui nous mène au milieu de rien. Un parking et un petit portail indiquant « Welcome SpringRiver Resort ».

Nous poussons le portillon pour accéder à ce petit paradis. Des pontons en bois au milieu de la végétation permettent de se déplacer dans cet écrin de verdure. La réception, le restaurant et quelques bungalows sont installés au bord de la rivière aux eaux translucides.
Nous sommes accueillis avec un verre de l’amitié. Puis, nous accédons à notre petit bungalow en bambou, sur pilotis au milieu du jardin fleuri. La chambre est très cosy. Les sanitaires eux se trouve un peu plus loin
Après s’y être installés, nous croisons d’autres Français que nous croiserons sans cesse sur le parcours de la boucle.
C’est pas le tout mais la moto ça fatigue ! Alors au lit pour une bonne nuit de sommeil qui, on espère, sera des plus calme et reposante.
A SUIVRE – Thakhek Loop (Partie 2) – La Konglor Cave …



quand est il des check-points de police et leur pseudo amende de 50k kips?en avez-vous rencontrés?
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